mardi 29 avril 2008

De l'Ouest verdoyant à l'Est désertique...

Nous sommes arrivés de nuit à Palmyre (Tadmor en arabe), en provenance du Krak des Chevaliers. Un petit tour par l’hôtel pour déposer nos affaires, puis repas « traditionnel » bédouin : le mensaf, un plat à base de riz et de poulet. Un petit tour pour admirer le site archéologique de nuit, puis direction le lit, afin de récupérer avant cette grosse journée de marche…

Palmyre by night


François qui déguste le mensaf
Lever de bonne heure, il y a des choses à voir à Palmyre ! Palmyre n’est pas véritablement une découverte pour moi (cf. : excursion à Palmyre en février), mais je n’avais pas eu le temps de faire tout ce que je voulais en février.
Vue sur l’oasis à notre réveil, de notre hôtel

Le château arabe, qui domine Tadmor


Pour commencer, visite de la vallée des tombeaux : le tombeau d’Elahbel, et l’hypogée des Trois Frères. Le tombeau d’Elahbel est une tour funéraire, dans laquelle 300 sépultures ont été retrouvées. Le chef est enterré au RDC de la tour, les esclaves tout en haut. Il existe plusieurs tombeaux similaires dans la vallée des tombeaux.

Début de journée dans la vallée des tombeaux


Le tombeau d’Elahbel
Puis notre chauffeur de taxi nous a proposé de poursuivre avec lui vers le château arabe de Fakhr-ed-Din. Je n’avais pas eu le temps d’y aller la dernière fois, mais cette fois je ne voulais pas le manquer ! Non pas parce que le bâtiment vaut vraiment le détour (enfin c’est ce que dit le guide du routard… on n’est pas rentré pour vérifier), mais surtout pour la magnifique vue sur toute l’oasis et la ville de Palmyre. Et nous n’avons pas été déçu…
Vue sur le désert, et en particulier la route de Deir-Ez-Zor qui le traverse

Au premier plan le site archéologique, au second plan la palmeraie

Vue sur la ville de Tadmor, qui loge autochtones et touristes

Le château arabe

La vallée des tombeaux

La vallée des tombeaux, avec en particulier le tombeau d’Elahbel, précédemment visité

La vallée des tombeaux, au milieu des dunes de sables

François en plein questionnement existentiel

Des dunes de sable comme dans les films
A partir du château arabe, nous avons entrepris la descente pour rejoindre le site archéologique de Palmyre.
La descente vers le site archéologique



La vallée des tombeaux (encore...)

Des chameaux, euh non, des dromadaires (mais ils les appellent camel)
Le site de Palmyre est inscrit au Patrimoine Mondial de l’Unesco (comme le Krak des Chevaliers et le centre-ville d’Alep)… c’est donc notre 3ème site Unesco en 3 jours ! Le site est très étendu, puisque l’enceinte courait initialement sur 20km autour de la ville. Palmyre, ville commerçante, est née il y a probablement 4000 ans ; ce sont les Grecs qui l’ont érigée en capitale du commerce, avant qu’elle ne soit ensuite envahie par les Romains.
Le site de Palmyre

Le site archéologique est composé de plusieurs monuments :
- la grande colonnade, qui traverse la ville sur 1,2km ;
- l’agora, vaste enceinte carrée entourée de colonnes, qui était la place « publique » ;
- un théâtre ;
- le sénat ;
- plusieurs temples, et parmi eux le plus important : le temple de Bel (dédié à Bel, dieu des Palmyréniens).

Maman et bébé dromadaires

Oh c’est mi-mi

L’agora


Le portique transversal


Balade en dromadaire, un truc pour les touristes…

L’arc monumental symbolisant l’entrée de la grande colonnade

Le temple de Bel
Après cette petite balade sur le site, nous avons retrouvé un peu de fraîcheur (relative…) au beau milieu des Palmiers.



Voilà, il était temps vers le début d’après-midi de réfléchir à la manière de retourner vers Alep… Nous prenons l’avion le lendemain de bonne heure direction la Jordanie, donc nous avons décidé de ne pas trop tarder pour reprendre la direction du Nord.

Minibus vers Homs (2h) et sa gare routière (elle m’avait manqué depuis le temps…), puis bus vers Alep, avec un nouveau film à sensation pour nous tenir éveillé (au programme : un soap opera égyptien… il faut voir pour comprendre ce que c’est…).

Serrés dans le minibus vers Homs, sous un soleil de plomb en plein désert

La traversée du désert

Autour de nous : rien (sauf quelques poteaux électriques…)

La bifurcation vers Bagdad
Arrivée à Alep en début de soirée, nous retrouvons Kinan, notre sensationnel hôte des deux premiers soirs du voyage. Petite soirée dans une caverne, autour d’un thé et d’un narguilé, puis dodo, car demain c’est levé tôt, notre avion est à 6h30.

Moi, Kinan et Issam

Photo de groupe avant de quitter la Syrie : moi, Kinan et François
Et voilà, la partie syrienne de notre voyage s’achève (avant de retrouver Damas en fin de séjour)… On gardera un très bon souvenir d’Alep, et surtout de notre guide et hôte Kinan, qui nous a vraiment très bien accueillis ces quelques jours !! Nul doute que nous aurons l’occasion de nous recroiser, à Alep, Damas ou ailleurs…

Le lendemain, mercredi 2 avril : dur dur de se lever pour aller attraper notre avion à l’aéroport… Moi en tout cas ça va mieux au niveau « santé », suite aux petits "problèmes" à Homs deux jours plus tôt (vous vous souvenez, la gare routière…). Par contre c’est François qui va moins bien : je lui ai « refilé » ma tourista…

1h30 de vol plus tard : arrivée à l’aéroport d’Amman.
Rendez-vous dans mon prochain post pour les photos de notre road-trip jordanien…
A+

lundi 21 avril 2008

D'Alep à Palmyre, en passant par le Krak

Direction le Sud pour cette deuxième journée, avec pour commencer 2h de bus pour rejoindre Homs.



Homs : « un carrefour commercial », dixit le Guide du Routard. En clair pas grand-chose à voir à dans cette ville de 1 million d’habitants... Le seul souvenir que nous garderons de Homs : sa gare routière, au carrefour entre les axes Nord-Sud (Alep – Damas), et Ouest-Est (Côte méditerranéenne – steppe à l’Est). Sa gare routière, et même plus particulièrement pour moi… les toilettes de la gare routière !! (youpi, une petite tourista un jour où on passe 6h en bus…). Moi qui n’avais eu aucun problème de ce genre depuis mon arrivée en Syrie, ça tombait le bon jour…

Bref je vais pas m’étendre 3h sur la gare routière de Homs ; direction le Krak de Chevaliers, à moins d’une heure en microbus, entre Homs et Tartous.

Le Krak des Chevaliers (Qalaat al-Hosn) est une des plus grandes forteresses médiévales, chef d’œuvre de l’art militaire au Moyen-Orient.


L’imposant Krak des Chevaliers





De la verdure avant de rejoindre Palmyre le soir même







Le Krak a traversé l’histoire : domination omeyyade et musulmane, croisades, « Mamelouks », et même tremblements de terre… A chaque fois son architecture a évolué en conséquence, selon les désidératas de ses conquérants, qui ajoutaient chacun leur touche personnelle.








Une église à l’intérieur du Krak


Dur dur de trouver quelqu’un pour nous ramener à Homs !
Voilà pour ce deuxième site classé au patrimoine mondial de l’Unesco en 2 jours !
Retour à Homs, sa gare routière (et ses toilettes…), puis direction plein Est, vers l’oasis de Palmyre, où nous avons passé la nuit… mais ceci est une autre histoire !
A+

vendredi 18 avril 2008

Alep, une des plus anciennes villes habitées au monde

Première étape : Alep. La plus ancienne ville habitée au monde, d’après les habitants d’Alep (mais ce statut est aussi revendiqué par Damas…).

Le départ était initialement prévu à Damas… mais la fermeture de l’aéroport de Damas le jour même où devait arriver François a légèrement modifié nos plans (quelle idée d’arriver à Damas le week-end où se tient le sommet des pays arabes !). Peu importe, François a finalement atterri à Alep, où je l’ai rejoint à l’aéroport.

Pour notre séjour à Alep, nous avions trouvé un « guide » parfait : Kinan, que nous avons rencontré via Couchsurfing, et qui nous a accueillis dès notre arrivée à Alep. Afin de mettre François tout de suite dans le bain, quoi de mieux que de lui faire découvrir la nourriture syrienne ? Enorme repas (j’ai rarement autant mangé !), avec les principales spécialités locales : hommos, baba ghanouj, bourrak, feuilles de vignes, aleppo kebab, fattoush, taboule, etc… bref une bonne entrée en matière, l’idéal pour faire connaissance avec notre hôte Kinan, et son pote Issam ! Le tout bien sûr accompagné d’un narguilé…

Repas de bienvenue avec Kinan, notre hôte

Après une première nuit courte, nous voilà le lendemain à la découverte d’Alep, en commençant notre balade par la vieille ville et le souk, qui sont classés au patrimoine mondial de l’Unesco.

Le souk d’Alep


Vue sur la vieille ville (sous un temps maussade…)
Cette balade dans le souk nous a amenés jusqu’à la principale mosquée d’Alep : la mosquée des Omeyades (comme à Damas !).

Minaret de la mosquée des Omeyades

Mosquée des Omeyades


Cour intérieure de la mosquée des Omeyades
Nous avons ensuite poursuivi notre balade dans le souk, et avons rencontré par hasard un syrien qui a passé 18 ans en France, et qui était ravi de voir des Français, et de nous faire une visite guidée ! Victor nous a fait découvrir le plus grand khan d’Alep (à ce qu’il dit !) : un khan (autrement appelé caravansérail) était une bâtisse fortifiée qui accueillait les marchands (et où les « caravanes » faisaient halte). Il comporte des écuries pour les chevaux, des entrepôts pour les marchandises, et des chambres pour héberger les commerçants. Ce khan est toujours occupé de nos jours, avec notamment des métiers à tisser qui sont toujours en activité.

Victor et François devant un métier à tisser
Après une pausé thé avec Victor et un de ses amis commerçant et également francophone, nous sommes partis à l’assaut de la renommée citadelle d’Alep.
Cette citadelle, construite en 1230, domine la ville.

Entrée de la citadelle

François devant la citadelle




De la citadelle, on a un magnifique panorama sur la ville d’Alep.


Puis poursuite de la balade dans la vieille ville, via un centre d’artisanat.

Une théière XXL

Un autre khan, avec sa traditionnelle cour intérieure
L’après-midi, Kinan nous a invité… à un repas organisé par le Centre Culturel Français d’Alep ! Kinan apprend le français depuis quelques années, et c’est pourquoi il était aussi très heureux de nous accueillir, car il a pu pratiquer son français ! Le CCF organisait ce repas dans le cadre de la semaine de la francophonie.

La journée s’est terminée par la visite d’Ebla, ville morte située à une cinquantaine de kilomètres d’Alep. Cette ville a été fondée au 3ème millénaire avant JC, et était une riche et puissante cité en Syrie. Sa découverte est vraiment récente (il y a environ quarante ans), et les fouilles archéologiques sont toujours en cours.

Vestiges archéologiques à Ebla
Voilà pour cette première journée bien remplie à Alep, prochaine destination : le Krak des Chevaliers !
A+

10 jours mémorables, d'Alep à Aqaba

Beaucoup d’entre vous les attendaient : voici enfin les photos de mes vacances jordano-syriennes ! Comme il est difficile de résumer 10 jours de vacances en quelques lignes, je mettrai en ligne les photos au fur et à mesure dans les prochaines semaines…

Notre voyage a commencé à Alep, au Nord de la Syrie, où arrivait François en provenance de Paris. Ensuite direction le Krak des Chevaliers, château fort situé à l’Ouest de la Syrie, puis plein Est vers l’oasis de Palmyre, avant de retrouver Alep, d’où on décollait pour la Jordanie.

Notre voiture de location nous attendait à l’aéroport d’Amman, pour un mémorable road-trip sur la route du Roi, à travers des paysages vraiment somptueux, pour rejoindre la renommée cité de Pétra. Poursuite du voyage vers le Sud, via la route du Désert, vers le désert du Wadi Rum, puis arrivée à Aqaba, sur les bords de la mer Rouge, à quelques kilomètres à vol d’oiseau de l’Egypte, d’Israël, et de l’Arabie Saoudite. Nous sommes enfin remontés vers Amman, via la route du Désert, puis le long de la Mer Morte, avant de retrouver la Syrie et Damas, étape finale du voyage.
Prochain post, première étape : Alep, l’une des plus anciennes villes habitées au monde.