lundi 21 avril 2008

D'Alep à Palmyre, en passant par le Krak

Direction le Sud pour cette deuxième journée, avec pour commencer 2h de bus pour rejoindre Homs.



Homs : « un carrefour commercial », dixit le Guide du Routard. En clair pas grand-chose à voir à dans cette ville de 1 million d’habitants... Le seul souvenir que nous garderons de Homs : sa gare routière, au carrefour entre les axes Nord-Sud (Alep – Damas), et Ouest-Est (Côte méditerranéenne – steppe à l’Est). Sa gare routière, et même plus particulièrement pour moi… les toilettes de la gare routière !! (youpi, une petite tourista un jour où on passe 6h en bus…). Moi qui n’avais eu aucun problème de ce genre depuis mon arrivée en Syrie, ça tombait le bon jour…

Bref je vais pas m’étendre 3h sur la gare routière de Homs ; direction le Krak de Chevaliers, à moins d’une heure en microbus, entre Homs et Tartous.

Le Krak des Chevaliers (Qalaat al-Hosn) est une des plus grandes forteresses médiévales, chef d’œuvre de l’art militaire au Moyen-Orient.


L’imposant Krak des Chevaliers





De la verdure avant de rejoindre Palmyre le soir même







Le Krak a traversé l’histoire : domination omeyyade et musulmane, croisades, « Mamelouks », et même tremblements de terre… A chaque fois son architecture a évolué en conséquence, selon les désidératas de ses conquérants, qui ajoutaient chacun leur touche personnelle.








Une église à l’intérieur du Krak


Dur dur de trouver quelqu’un pour nous ramener à Homs !
Voilà pour ce deuxième site classé au patrimoine mondial de l’Unesco en 2 jours !
Retour à Homs, sa gare routière (et ses toilettes…), puis direction plein Est, vers l’oasis de Palmyre, où nous avons passé la nuit… mais ceci est une autre histoire !
A+

vendredi 18 avril 2008

Alep, une des plus anciennes villes habitées au monde

Première étape : Alep. La plus ancienne ville habitée au monde, d’après les habitants d’Alep (mais ce statut est aussi revendiqué par Damas…).

Le départ était initialement prévu à Damas… mais la fermeture de l’aéroport de Damas le jour même où devait arriver François a légèrement modifié nos plans (quelle idée d’arriver à Damas le week-end où se tient le sommet des pays arabes !). Peu importe, François a finalement atterri à Alep, où je l’ai rejoint à l’aéroport.

Pour notre séjour à Alep, nous avions trouvé un « guide » parfait : Kinan, que nous avons rencontré via Couchsurfing, et qui nous a accueillis dès notre arrivée à Alep. Afin de mettre François tout de suite dans le bain, quoi de mieux que de lui faire découvrir la nourriture syrienne ? Enorme repas (j’ai rarement autant mangé !), avec les principales spécialités locales : hommos, baba ghanouj, bourrak, feuilles de vignes, aleppo kebab, fattoush, taboule, etc… bref une bonne entrée en matière, l’idéal pour faire connaissance avec notre hôte Kinan, et son pote Issam ! Le tout bien sûr accompagné d’un narguilé…

Repas de bienvenue avec Kinan, notre hôte

Après une première nuit courte, nous voilà le lendemain à la découverte d’Alep, en commençant notre balade par la vieille ville et le souk, qui sont classés au patrimoine mondial de l’Unesco.

Le souk d’Alep


Vue sur la vieille ville (sous un temps maussade…)
Cette balade dans le souk nous a amenés jusqu’à la principale mosquée d’Alep : la mosquée des Omeyades (comme à Damas !).

Minaret de la mosquée des Omeyades

Mosquée des Omeyades


Cour intérieure de la mosquée des Omeyades
Nous avons ensuite poursuivi notre balade dans le souk, et avons rencontré par hasard un syrien qui a passé 18 ans en France, et qui était ravi de voir des Français, et de nous faire une visite guidée ! Victor nous a fait découvrir le plus grand khan d’Alep (à ce qu’il dit !) : un khan (autrement appelé caravansérail) était une bâtisse fortifiée qui accueillait les marchands (et où les « caravanes » faisaient halte). Il comporte des écuries pour les chevaux, des entrepôts pour les marchandises, et des chambres pour héberger les commerçants. Ce khan est toujours occupé de nos jours, avec notamment des métiers à tisser qui sont toujours en activité.

Victor et François devant un métier à tisser
Après une pausé thé avec Victor et un de ses amis commerçant et également francophone, nous sommes partis à l’assaut de la renommée citadelle d’Alep.
Cette citadelle, construite en 1230, domine la ville.

Entrée de la citadelle

François devant la citadelle




De la citadelle, on a un magnifique panorama sur la ville d’Alep.


Puis poursuite de la balade dans la vieille ville, via un centre d’artisanat.

Une théière XXL

Un autre khan, avec sa traditionnelle cour intérieure
L’après-midi, Kinan nous a invité… à un repas organisé par le Centre Culturel Français d’Alep ! Kinan apprend le français depuis quelques années, et c’est pourquoi il était aussi très heureux de nous accueillir, car il a pu pratiquer son français ! Le CCF organisait ce repas dans le cadre de la semaine de la francophonie.

La journée s’est terminée par la visite d’Ebla, ville morte située à une cinquantaine de kilomètres d’Alep. Cette ville a été fondée au 3ème millénaire avant JC, et était une riche et puissante cité en Syrie. Sa découverte est vraiment récente (il y a environ quarante ans), et les fouilles archéologiques sont toujours en cours.

Vestiges archéologiques à Ebla
Voilà pour cette première journée bien remplie à Alep, prochaine destination : le Krak des Chevaliers !
A+

10 jours mémorables, d'Alep à Aqaba

Beaucoup d’entre vous les attendaient : voici enfin les photos de mes vacances jordano-syriennes ! Comme il est difficile de résumer 10 jours de vacances en quelques lignes, je mettrai en ligne les photos au fur et à mesure dans les prochaines semaines…

Notre voyage a commencé à Alep, au Nord de la Syrie, où arrivait François en provenance de Paris. Ensuite direction le Krak des Chevaliers, château fort situé à l’Ouest de la Syrie, puis plein Est vers l’oasis de Palmyre, avant de retrouver Alep, d’où on décollait pour la Jordanie.

Notre voiture de location nous attendait à l’aéroport d’Amman, pour un mémorable road-trip sur la route du Roi, à travers des paysages vraiment somptueux, pour rejoindre la renommée cité de Pétra. Poursuite du voyage vers le Sud, via la route du Désert, vers le désert du Wadi Rum, puis arrivée à Aqaba, sur les bords de la mer Rouge, à quelques kilomètres à vol d’oiseau de l’Egypte, d’Israël, et de l’Arabie Saoudite. Nous sommes enfin remontés vers Amman, via la route du Désert, puis le long de la Mer Morte, avant de retrouver la Syrie et Damas, étape finale du voyage.
Prochain post, première étape : Alep, l’une des plus anciennes villes habitées au monde.

samedi 12 avril 2008

Escapade sur la côte méditerranéenne

A la découverte de l’Ouest syrien !
Ce vendredi j’ai traversé la Syrie : 10h de bus aller-retour ! Je me suis joint via des amis d’amis à un groupe d’étudiants qui organisait une journée sur la côté méditerranéenne. Le principe : 300 étudiants, 10h de bus pour traverser le pays, un gros repas tous ensembles, suivi d’une soirée…. Et oui, on dirait presque un WEI (ndlr : Week-End d’Intégration) ! Une journée vraiment très agréable, j’ai rencontré pas mal de gens ; bon un peu trop de bus quand même…


L’escapade s’est déroulée en deux étapes : un premier arrêt d’une heure environ sur la côte méditerranéenne, à Lattaquié (le grand port de la Syrie) ; puis un seconde étape pour visiter le château de Saladin, entre Lattaquié et Alep, à quelques dizaines de kilomètres de la frontière turque.


On se croirait presque en Bretagne !

La côte syrienne n’est pas réputée pour être du type « grandes plages de sable, cocotiers, stations balnéaires ». L’économie de Lattaquié repose bien plus sur son port que sur le tourisme ! Il y a quand même quelques plages, mais qui attirent bien plus les touristes syriens que les touristes étrangers. Cela dit, je pense qu’une petite escapade sur la côte cet été lorsqu’il fera 50°C à Damas pourrait être plutôt agréable…


Deuxième étape : le château de Saladin, à 35km de Lattaquié. Cette forteresse médiévale est un des sites historiques les plus importants de Syrie. Au-delà du château en lui-même, c’est surtout le cadre naturel qui est frappant : le château est situé au beau milieu d’une vallée verdoyante ! C’est tout le contraste de la Syrie : on peut passer en quelques heures des paysages désertiques de l’Est aux vertes collines de l’Ouest, à proximité de la Méditerranée. Et ça fait vraiment plaisir de se retrouver en pleine forêt, ça commençait un peu à me manquer…

Le château de Saladin, situé au sommet d’une colline.





La montée vers le château.

La journée s’est finie au restaurant, puis par une soirée, avant un retour en pleine nuit à Damas.
Bonne grosse journée, bien fatigante, avec un temps moyen : mais qu’est ce que ça fait plaisir de se retrouver en pleine nature !!

Les prochains posts seront consacrés à mes mémorables vacances jordano-syriennes avec François : patience, cela va arriver au compte-goutte dans les prochaines semaines…

A+